Autour du monde
Vie à bord
BALI 4.1 Zephyr, l'idée d'un rêve, une traversé de l'Atlantique
Retour en arrière, avril 2017, port de Propriano, nous découvrons un catamaran après une visite… c’est ce modèle de bateau qu’il nous faut ! L’idée a jaillit, s’est insinuée, a grandi, a mûri…

À partir de Septembre 2017 et jusqu’à Septembre 2019 nous avons visité chaque année le stand BALI CATAMARANS du salon Le Grand Pavois à La Rochelle.
Et... fin 2019, la décision est prise c’est un BALI qu’il nous faut !
En février 2020, nous avons trouvé notre BALI 4.1, baptisé Zéphyr, sur lequel notre famille s'est installée en octobre 2020. Ce catamaran est parfait pour notre famille de 5 personnes. Les enfants sont autonomes et participent à la vie du bateau. Grâce aux différents espaces de vie (cockpit arrière/avant, carré et flybridge) chacun de nous peut s’isoler et se créer une bulle d’intimité.
Après un confinement à bord dans le port de Hyères qui nous a permis de peaufiner la préparation de notre futur transatlantique, nous avons largué les amarres direction Lanzarote.
Les conditions météo en Méditerranée en décembre ne sont pas des plus faciles : des vagues de face, du vent de face à 30 Nds et un courant de face, nous ont obligé à faire plusieurs pauses à Alicante, Motril et Seuta, avant de pouvoir traverser le détroit de Gibraltar un jour de grand calme.
Changement de décor sur l’océan : houle longue et reposante et journées ensoleillées jusqu’à Lanzarote où nous avons attendu une semaine que les Alizés se forment.
Rien, pas de vent, quelques risées tout au plus…
Nous avons finalement décidé de pousser vers le Cap Vert avec l’idée d’attraper les Alizés au large de la Mauritanie.
Ambitieux mais non réalisé ! Nous arrivons à Mindelo sur l’île de Sao Vicente sans avoir croisé le moindre début de vent d’est…
Mais 3 jours après notre arrivée, le vent nous réveille un matin et le signal du départ est sonné ! Quelques courses de dernière minute et nous attaquons enfin notre transatlantique, direction la Martinique.
Après 17 jours et 21h, 2 117 Mn et 180 L de fioul ( utilisé lorsque nous n’avions plus du tout de vent ! ), des centaines de poissons volants, 2 navires de commerce croisés, des mouettes, un phaéton tropical bird à bec rouge et des tonnes de sargasses, nous arrivons au petit matin au large du Marin.
Quelle aventure magique sur notre BALI si confortable et performant.
Nous choisissons de mouiller dans la Baie de Grand Case sur l’île de Saint Martin où nous avons vécu il y a quelques années. Le clapotis des vagues nous berce, l’eau turquoise nous émerveille toujours autant et le soleil nous fait oublier les frimas de la métropole où nous savons combien il est difficile de vivre en cette période de Covid 19. Nous y resterons deux mois.
Après cette longue pause nous mettons le cap vers la Martinique puis la Guadeloupe où nous retrouvons plusieurs amis. Pendant la traversée les conditions météorologiques étaient réunies. Notre vitesse sous voile évoluait entre 3,5 et 11 nœuds selon le vent et sa direction.
Le 15 avril sonne l’heure de la transat retour. Partis à 3, avec notre fille de 16 ans, nous rentrons à deux.
Le bac de français imposait un retour en avion pour Clara ! Le vent, bien que fort présent au mouillage, n’est pas conséquent pour la navigation et nous oblige à partir vers l’ouest puis vers le nord, avant de pouvoir prendre la route des Açores.
Nous mettrons 23 jours, croiserons quelques baleines, orques, dauphins et d'autres tortues, pour arriver à Horta où nous serons contraints de nous arrêter pour changer notre balancine. On est si bien à bord que nous serions allés d’une traite jusqu’à notre port d’attache à Hyères sans cet incident !
Après 2 nuits à Horta, une peinture, 3 restaurants et quelques rencontres plus tard, nous larguons à nouveau les amarres direction Gibraltar.
Les seules mauvaises conditions météo rencontrées pendant ce retour, seront le long des côtes de Cadix où le vent souffle de face à 38 Nds.
Mais Zéphyr avance valeureusement et nous passons Gibraltar par temps plus calme !
Nous étions partis de Hyères pendant le confinement sur une mer vide de bateaux. Nous rentrons par une belle journée de mai avec le sentiment que tous les bateaux sont de sortis et naviguent gaiement autour de nous !