La côte Dalmate sur notre BALI 4.1

Choisir quel voilier acheter n’est pas simple et les catamarans n’échappent pas à la règle. C’est la raison pour laquelle ma femme et moi nous avions décidé de nous rendre au salon de la Grande Motte en avril 2017 pour, dans un premier temps, pouvoir voir et comparer les unités disponibles entre 39’ et 42’ susceptibles de nous convenir.

Cependant, parmi tous les bateaux visités et comparés, le concept unique du Bali 4.1 avec son carré immense digne d’un bateau beaucoup plus grand, sa porte basculante très facile à faire fonctionner, son cockpit avant offrant un grand espace de vie supplémentaire pour toute la famille et globalement l’intelligence des solutions inventées et choisies par BALI était celui qui nous avait le plus séduit. 

Un temps un peu inquiet par la jeunesse de la marque, nous avons été rassurés par la longue expérience de Catana et la technique de fabrication des Bali selon les mêmes critères de qualité que leurs ainés garantiraient un très bon rapport qualité / prix et donc une bonne valeur de revente, deux points très importants pour nous. 

  Pendant toutes les vacances du mois de juillet qui a suivi, passées sur le monocoque d’un ami, nous avons étudié et potassé les différents devis et brochures des bateaux que nous avions décidé de comparer avec l’intention d’arrêter définitivement notre choix en septembre à l’occasion du salon de Cannes ou de celui du Grand Pavois. 

  C’est à ce moment-là que nous avons appris que le chantier Catana développait une version améliorée du Bali 4.0, dénommée Bali 4.1 et les améliorations annoncées notamment l’augmentation de sa longueur HT avec une grande plateforme reliant les 2 jupes arrières avec une confortable banquette supplémentaire pour 3 personnes modifiant complètement l’ergonomie du cockpit arrière, nous ont réellement séduites. 

Après 5 mois de réflexion, notre choix s’est définitivement porté sur le Bali 4.1 au détriment d’un autre modèle d’un chantier rochelais, lui aussi très séduisant. 

 La mise à l’eau de notre Bali 4.1 a pu donc s’effectuer en juin au cap Bon en Tunisie où notre bateau a été construit dans une usine du groupe CATANA, nous aurions pu choisir de le faire construire par le site de La Rochelle, mais dans ce cas, nous aurions supporté des frais de transfert supplémentaires d’Atlantique en Méditerranée, ce que nous avons jugé inutile quand on sait que les matériaux et les process de fabrication sont strictement identiques sur les deux sites. Nous avions contrôlé ce point auprès d’un client déjà livré. 

 Après 2 jours complets de mise en main, nous avons pu prendre livraison du bateau. Par manque de temps, notre programme consistait à confier notre nouveau bateau à trois amis de longue date afin qu’il l’amène au Monténégro, puis de les y rejoindre pour en prendre possession et pouvoir naviguer sur place presque 4 semaines avec nos enfants et petits-enfants avant de le ramener en France début septembre. 

 Nos amis ont tranquillement mis 18 jours, 6 escales comprises pour arriver au Monténégro et c’est donc à Herceg Novi dans la baie de Kotor que nous avons embarqué. Après la récupération de nos trois enfants venus de Dubrovnik et autant de petits enfants de 4 à 10 ans, notre croisière a pu débuter. 

  Malgré notre choix de la version « Familly » pour disposer d’un flotteur dit « propriétaire » avec une seule cabine à bâbord, un long vestibule et un grand cabinet de toilettes, 

« BALIRAMA » dispose néanmoins de 10 couchages, en comptant 3 possible dans le carré et un dans la pointe avant tribord. Nous sommes donc confortablement installés avec cette configuration et puis zut, les parents doivent bien avoir quelques avantages… 

  La porte arrière ouverte (elle a été abaissée moins de 10 fois en 4 semaines), l’espace nacelle est véritablement stupéfiant et l’absence de cloisonnement permet de manger à table très confortablement à 10 et même à 12 avec les enfants avec une ventilation incroyable lorsque la baie vitrée avant est totalement escamotée. Je crois que c’est encore aujourd’hui unique sur un cata de cette taille. A l’arrière, la banquette et la plateforme s’avère un atout confort très appréciable en mer et au mouillage, à en juger par le nombre d’heures passées par les enfants à cet emplacement. 

  Nous profitons aussi à fond de l’espace du cockpit avant, pour les apéritifs, les petits déjeuners pour certains et le farniente pour tous, y compris les petits enfants qui y jouent constamment, les parents étant rassurés par la protection des rembardes avant très sécurisantes. 

  À deux reprises des amis qui avaient loué une villa en Croatie située à moins de 20 miles de notre point de chute au Monténégro nous ont rejoint à bord et nous nous sommes retrouvés à 15 sur notre BALI 4.1 sans aucune gêne et ce, grâce aux nombreux espaces de farniente du bateau. Etonnant pour la taille, cela a bluffé nos amis... Je te l’avais pourtant bien dit mon cher Alain ! 

  Nous apprécions également l’incroyable facilité avec laquelle nous remontons notre grosse annexe sur les bossoirs, 

3 minutes montre en main sans effort grâce au winch électrique de GV. J’avoue que c’était pour moi un point d’inquiétude... Bravo aux ingénieurs ! 

  Nous passons plus de trois semaines dans les criques du Nord Monténégro ou du sud Croatie et nous sommes surpris de la très faible fréquentation dans ces endroits magiques et souvent nous sommes seuls une journée entière dans une crique idyllique avec une eau cristalline entre 27 et 29°… 

  Les enfants se régalent avec les 2 paddles et le kayak. Le rêve et l’émerveillement de toute la famille autour de nos petits enfants qui découvrent le ballet quasi quotidien des dauphins jouant avec nos étraves, des paysages nouveaux et la tranquillité de ces lieux, quand ils ne sont pas dans l’eau… Bien que très bien équipé en version standard, quelques options choisies nous rendent la vie plus facile, je commence par la plus importante à nos yeux : l’eau ! 

Un déssalinisateur 12 volts produisant 100 litres par heure nous a assuré une totale autonomie tout au long de nos vacances, pas une fois nous n’avons fait de l’eau à quai. 

  • la grosse puissance des moteurs YANMAR (40 cv), très peu bruyants, nouspropulsant à 6,5 / 7 nœuds, en ne consommant que 2,5 litres par heure et par moteur en régime de croisière. Quelle fiabilité ! 

- le bimini évidemment, car impossible de naviguer en méditerranée sans lui, 

  • une électronique RAYMARINE fiable et adaptée à notre besoin, pourtant nous n’avons pas pris tout ce que proposait le chantier, je recommande néanmoins le pack incluant l’écran 12’’ au poste de barre, un peu cher à mon goût mais quel confort en navigation. Une mention spéciale au pilote qui a été notre meilleur équipier par tous les temps tout au long du voyage…,
  • la plancha pour les grillades des quelques beaux poissons pêchés avec notre fidèle canne Penn Senator de plus de 15 ans…
  • un génois léger (code 0) pour le petit temps, heureusement que nous l’avions car cette année l’été fut peu venté en adriatique et mer tyrrhénienne,
  • et enfin les coussins extérieurs sur lesquels nous passons le plus clair de notre temps.
  • Nous n’avons pas opté pour un groupe électrogène car les 2 convertisseurs nous ont permis de faire fonctionner tout notre petit électroménager : machine à café expresso, grille- pain, séchoir à cheveux, aspirateur, etc., total confort comme à la maison !
  • Malheureusement il faut déjà rentrer, passage de 4 jours en Albanie, pays surprenant, puis escale de 36 h à Corfou en Grèce pour déposer nos enfants et petits-enfants, avant de repartir pour la France via le détroit de Messine, les iles Éoliennes, puis la Corse du sud toujours aussi belle, enfin retour par mistral puis tramontane bien établis de Propriano à Canet, où nous allons pouvoir stationner « BALIRAMA » cet hiver, avec l’intention de faire les Baléares pendant un mois au moins l’année prochaine. 

  

À noter qu’entre le Monténégro et Canet nous aurons navigué 191 heures hors les 9 escales réalisées, soit 8 jours de mer dont malheureusement 69 % au moteur vu l’absence de vent (d’où l’intérêt de nos 40 cv). Nous aurons affrontés 2 coups de vents de 35 / 40 nds sous les orages entre Corfou et Messine, fait des pointes à 11,5 nœuds sous GV arrisée et Solent, à 100° du vent de 30 nds et raté deux très gros poissons qui ont cassé nos lignes…C’est la première fois que nous subissons du mauvais temps avec notre nouveau bateau et c’est l’occasion pour nous d’apprécier son passage à la mer, car grâce à sa plateforme avant rigide, il ne marsouine pas du tout, ne tape pas au contraire de ce que certains commerciaux d’autres constructeurs nous avaient prédit et n’éclabousse pas le pont contrairement à tous les autres catamarans que nous avons eu la possibilité d’essayer. 

Merci à Monsieur Fäy, l’architecte du bateau. 

 

 

Enfin, pour être le plus objectif possible, je confesse avoir remis au chantier une liste d’améliorations qui me semblent nécessaires sur un catamaran de cette qualité : 

- Pour la sécurité, il faut allonger la main courante entre la descente barreur et l’espace banquette arrière, dans le mauvais temps ou la nuit, elle s’avère vraiment trop courte. 

- Il manque des patères dans les cabines, ces dames souhaitant pouvoir pendre leurs robes longues qui ne rentrent pas dans les penderies… et oui on ne sacrifie rien à l’élégance ! 

- L’éclairage des salles de bains mérite d’être amélioré, 

- Bien que mon épouse trouve la cuisine bien fonctionnelle et dotée de beaucoup de rangements, elle regrette qu’il n’y ait pas assez de fargues sur les 2 plans de travail de la cuisine, par mer agitée il faut des fargues partout dit-elle… ! 

- Il faut changer l’emplacement des interrupteurs situés à l’arrière du réfrigérateur-congélateur très apprécié durant ces presque 3 mois de navigation et ajouter une prise 220 volts à côté de la table à cartes, 

- Et enfin, la puissance des vérins du coffre avant sont limites avec le poids des coussins, la taille au-dessus ne serait pas de trop. À minima il faudrait une estrope de sécurité. 

Je précise qu’après discussion et échange de point de vue, le responsable commercial de BALI m’a assuré que le chantier prendrait en compte ces points d’améliorations qui seraient apportés sans surcoût aux futurs bateaux livrés aussitôt les actuels bateaux en production achevés.

Le Bali 4.1 a dépassé les attentes de François Xavier, en offrant un confort, une ergonomie et des performances remarquables.

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