Autour du monde
Vie à bord
Un périple hivernal de près de 2000 milles en 2 semaines
4 étapes et 4 séquences - avec le BALI 4.1 ALIZA Equipage : Damien, Evelyne, Jean-Claude, Marc notre skipper et Isabelle et Alain Quignard, heureux propriétaires d’ALIZA.

Séquence Départ
Enfin le grand départ : destination Canet-en-Roussillon sur notre tout nouveau BALI 4.1
« ALIZA », avec des membres de notre famille Evelyne et Jean-Claude, un collègue de travail Damien, et notre skipper Marc. Un convoyage de deux bonnes semaines au départ de La Rochelle, en faisant le tour de la péninsule ibérique, avec quelques nuits de repos au port, qui nous emmènera à Aviles (Asturies), Porto, Moraira (près d’Alicante), avant d’arriver à Canet. Depuis plus de 6 mois, nous préparions ce périple et attendions avec impatience de pouvoir prendre possession de notre nouveau BALI 4.1 ALIZA et naviguer avec, en scrutant avec attention le passage des dépressions dans le golfe de Gascogne et trouver la bonne fenêtre météo.
Nous partons dimanche de La Rochelle avec une couverture météo relativement favorable, une brise modérée et du soleil, mais sous une température hivernale, ce qui nous a permis d’apprécier le confort de l’immense espace intérieur du carré de notre bateau. Mais en mer, surtout à cette époque, le temps change vite et les conditions se sont rapidement dégradées dès la soirée.
Séquence sport extrême
Le vent monte, les vagues grossissent et commencent à déferler. ALIZA se comporte vraiment bien... l’équipage un peu moins, avec les premiers symptômes de mal de mer pour certains. Dans la nuit le temps se transforme en tempête hivernale, avec des vagues de 5 à 6 mètres, un vent établi à plus de 40-45 nœuds et des rafales à 55-60 nœuds. Nous prenons le troisième ris. Comme c’est la nuit nous décidons d’affaler la grand-voile et continuons au moteur à faible vitesse et des vagues presque de face. ALIZA continue à bien se comporter.
Mais dans ces conditions, et malgré la stabilité (relative vu l’état de la mer) du bateau, il devient difficile de se déplacer. Nous restons toujours confiants dans notre bateau... en souffrant toutefois pour lui à chaque fois qu’il retombe dans les creux pour redémarrer sur la vague suivante. Après cette nuit de navigation en conditions extrêmes, nous décidons d’abattre un peu pour rejoindre le port d’Aviles (Asturies) près de Gijon et prendre un repos bien mérité.
Le lendemain, nous nous réveillons sous un ciel plombé et une météo médiocre, le vent dans le nez et repartons avec ferveur à l’assaut de La Corogne et du cap Finisterre : malgré cela nous apprécions le confort du carré et n’avons jamais eu l’impression de
« Nous marcher dessus », même à 6 adultes. Le coin navigation est très pratique et permet d’assurer une veille active et efficace, avec une vue imprenable sur la mer. Nous apprécions aussi la grande cuisine fonctionnelle et la grande table du carré, ainsi que la stabilité du bateau, qui nous a toujours permis de prendre des repas chauds presque...comme à la maison. Après une bonne pause dîner, nous doublons de nuit le cap Finisterre, toujours au près avec l’appui des moteurs. Puis cap sur Porto où nous faisons le ravitaillement et laissons Damien prendre l’avion pour retourner au travail.
Séquence émotion
Après cette première semaine et ces conditions difficiles et humides, un merveilleux réconfort nous attend avec la descente le long des côtes du Portugal, au portant sous un grand ciel bleu. Nous pouvons enfin tester l’agrément de la plateforme avant et, cerise sur le gâteau, nous sommes accompagnés pendant plus de deux heures par un grand groupe de dauphins qui caracolent devant ALIZA et jouent avec les étraves : spectacle inoubliable et bonheur assuré, comme on ne peut le ressentir qu’au large.
Séquence repos et gastronomie
Le passage de Gibraltar de nuit (merci l’AIS) se passe les doigts dans le nez à 10 nœuds avec le courant qui nous porte. La remontée le long des côtes espagnoles se fait toujours sous un temps printanier, ce qui nous permet d’ouvrir la porte oscillo-basculante (une invention géniale) et de faire rentrer le soleil d’hiver dans le carré. L’équipage vaque à ses occupations sous un ciel clément et un bateau qui ne bouge presque pas : navigation, bricolage, lecture, partie crêpes en mer ! Nous pouvons enfin profiter de l’immense espace avant, comme de la spacieuse banquette arrière : détente et repos mérités ! Nous continuons notre remontée en mer Méditerranée pour une troisième et dernière escale dans le très beau port de Moraira pour déguster un plat de poisson d’anthologie !
Dernière traversée vers Canet-en-Roussillon sous un beau ciel bleu, avec au large une brève rencontre avec deux rorquals. Mais la douceur printanière s’estompe et l’hiver est de retour avec quelques flocons de neige vers l’arrivée à Canet.
Durant cette traversée nous avons testé et apprécié le comportement d’ALIZA sous toutes les conditions météo possibles, du petit temps à la tempête, du près serré au portant. Avec parfois quelques petites frayeurs, mais surtout de purs moments de bonheur.